Aujourd’hui, j’aimerais une nouvelle fois revenir sur le mécanisme de formation des prix :
Dire qu’une valeur ou un indice est chère n’a pas raison d’être si l’on ne précise pas le contexte dans lequel le prix s’est formé.
Exemple :
Une bouteille d’eau n’est pas affichée au même prix dans le rayon de votre supermarché, à la terrasse d’une brasserie des Champs Elysées ou en plein milieu di Sahara. Pourtant il s’agit toujours de la même bouteille d’eau.
Autre exemple :
France Telecom côtait 219€ en 2000 et à peine 20€ un an plus tard. Est-ce qu’elle avait perdu 90% de ses parts de marchés en un an ?
Dans ces conditions, dire que les actions sont chères ou pas n’a pas beaucoup d’intérêt à mon avis car ce qui nous importe vraiment c’est d’identifier si le prix qu’elle côte aujourd’hui est susceptible d’évoluer à la hausse ou à la baisse demain en fonction des anticipations des acteurs qui sont susceptibles de l’acheter ou la vendre.
Vous l’aurez compris, tout le mécanisme de formation d’un prix en Bourse repose essentiellement sur la psychologie des intervenants et en fonction qu’ils sont plutôt optimistes ou pessimistes, ils n’auront pas le même comportement. L’euphorie de 2000 (VIX = 17.5%) où tout n’était que « nouvelle économie » et la peur panique d’un effondrement du système financier un an plus tard (VIX = 42.5%) avec les attentats de Wall Street ne m’était pas les opérateurs dans les mêmes conditions. Nous ne sommes pas disposés à payer les choses au même prix lorsque les contextes sont différents.
L’Analyse Technique a l’immense avantage d’offrir une lecture objective des prix et lorsque le CAC 40 franchit les 3950 qui étaient considéré comme une résistance majeure, on ne se place plus vendeur avant qu’une structure de retournement ne se matérialise et d’une manière générale, nous avons tendance à attendre la prochaine zone de vente majeure qui dans le cas présent se situe à 4100 points.
Si vous partagez les remarques ci-dessus, vous serez sans doute d’accord avec moi sur le fait qu’en aucun cas il ne nous appartient de raisonner le marché. Avant de nous pencher sur l’analyse graphique du CAC 40, il me semble opportun d’évoquer le fait que le FMI a relevé de 0.70% la perspective de croissance des USA pour 2011 en la faisant passer de 2.30% à 3%.
Un 3% qu’il convient de rapprocher du 2.80% obtenu en 2010, ce qui –sur le plan des fondamentaux- constitue plutôt un élément encourageant, n’en déplaise aux Cassandres.
Il s’agit ici d’une annonce qui est susceptible de modifier la perception que les investisseurs ont du prix des actifs côtés et par conséquence avoir un impact sur leur moral.
Toutefois, les déboires du tandem franco-allemand démontrent que le pilotage à vue par des dirigeants dépourvus de vision stratégique constitue un risque majeur pour une sortie de crise de l’euro.
Comme vous le constatez, déterminer des perspectives d’évolution des prix à la seule lumière des fondamentaux n’est pas chose aisé et c’est pour cela que nous apprécions l’aide de l’analyse technique